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« LA LIBERTE » – Une galère sur le Léman

comme au temps où Vaudois, Genevois, Bernois et Savoyards se disputaient la région lémanique et que des groupes de pillards s’en prenaient aux  biens marchands !

Conçue pour des batailles navales, rapide et maniable grâce à une coque effilée, redoutable avec son éperon, la galère est une invention méditerranéenne connue dès l’Antiquité. Cependant, du XIIIe au XVIIIe siècle, elle a également navigué sur nos eaux ! A la différence de son ancêtre offensif, la version lémanique, plus modeste, a principalement été utilisée pour protéger les embarcations marchandes des attaques de pillards, mais aussi pour des festivités.

Véritable entreprise collective et sociale, notre galère a été construite par 650 sans-emploi. Née de leurs mains, elle porte haut ses grandes voiles pour que vogue « La Liberté » ! Liberté de ceux qui réalisèrent cette grande œuvre à la force de leurs muscles et à la sueur de leur front.

Galériens condamnés… rameurs enrôlés… chômeurs …  Aujourd’hui la force vive du navire repose sur l’engagement  passionné et généreux de bénévoles. Trois immenses voiles ont remplacé les rames : vive donc les voiles ! Elles jouent avec le vent, procurent des sensations fortes et envoûtent durablement l’esprit des passagers.

Depuis son lancement en 2002 à Morges, son berceau, elle a fièrement montré sa silhouette en voguant sur le lac avec un incontestable succès, et cela jusqu’à fin 2017.

ET MAINTENANT ?

Parenthèse inévitable et incontournable pour tous les bateaux en bois, la galère est en attente d’une rénovation, actuellement en préparation. Nous tenons fermement le cap ! Comité, équipage, nous nous engageons activement pour donner à ce navire grandiose un avenir pérenne.

STRATEGIE 2020

Sur la base d’un audit effectué en 2017, notre stratégie se définit selon le plan suivant :

 

  • Offrir à la galère un ponton d’amarrage permanent : c’est l’élément-clé; il permettra une exploitation à quai également.
  • Assurer une exploitation professionnelle à l’année.
  • Mettre en place une nouvelle gouvernance, avec un comité revitalisé, et créer une fondation
  • Assurer des fonds pour plusieurs années.

Des sites susceptibles d’accueillir la galère ont été identifiés et sont à l’étude. Des contacts très prometteurs avec certaines municipalités sont en cours.

Parallèlement, nous menons des réflexions et discussions intenses pour optimiser l’exploitation de la galère. Nous voulons que ce magnifique bateau navigue pour le profit de toutes et tous (riverains, visiteurs, commerçants, entreprises, industriels, etc.). Nous envisageons ainsi des collaborations et des partenariats avec divers acteurs, aussi bien au niveau régional que sur des aspects thématiques.